l'Économie Sociale et Solidaire - ESS - l'alternative!

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L’ESS propose une alternative au capitalisme parce qu’elle répond aux défis actuels de notre société en organisant la régulation entre les objectifs de rentabilité et les objectifs sociaux sans avoir à subir la pression d’actionnaires en mal de rendement.

En reliant l'économique et le politique, l'ESS repose sur l'engagement citoyen et l'ancrage territorial et nécessite des relations fortes avec les acteurs politiques locaux pour déterminer les espaces de son développement sur le territoire.

Si elle apparaît comme une alternative au capitalisme elle peut apparaître également comme un complément moderne aux services publics.

L'autonomie de gestion et l'indépendance vis-à-vis des pouvoirs publics et l’appui sur un contrôle démocratique et citoyen sont des éléments fondamentaux de cette économie à finalité sociale.

Le potentiel de l’ESS repose sur sa capacité à répondre aux demandes portées par les mouvements sociaux et à dépasser ainsi la seule régulation marchande sans pour autant s’en remettre à la seule distribution étatique des services.

mardi 9 février 2010

2012, année internationale des coopératives

Dans le billet L'ESS ou la Mésoéconomie politique j'étais le premier (et sans doute le seul) à proclamer l'année 2010, an 01 de la décennie de l'ESS.
Nord-social info nous informe que les Nations Unies ont déclaré en décembre 2009 que 2012 sera l'année internationales des coopératives .
Pour que cette décennie soit consacrée à l'ESS, il faut donc déclarer 2011, année internationale des entreprises associatives et 2013, année internationale des mutuelles.

Les manifestations et la diffusion tous azimuts pour l'ESS en tant qu'alternative au capitalisme occuperont les années restantes...

mardi 2 février 2010

Elections régionales.

Dans le tohu bohu politico médiatique pré électoral, nous n'entendons pas souvent parler des politiques qui seront mises en œuvre pour améliorer les conditions de vie de nos concitoyens et/ou de l'aménagement humaniste et concerté des territoires.
Seuls, prévalent la mise en scène personnalisée spectaculaire (pensée à Guy Debord...) des prétendants aux places et les accords implicites ou explicites entre les partis, mouvements et autres groupuscules.
Quant à l'ESS, elle est singulièrement absente des propositions et des débats particulièrement sur le Pays d'Arles pour laquelle, à son sujet, on peut toujours parler d'Arlésienne, ce qui, somme toute, est assez logique.
Pourtant, les organisations de l'ESS communiquent largement sur le sujet mais j'ai l'étrange impression que le chemin laissé ouvert par la faillite (pas pour tout le monde) du capitalisme a de plus en plus de mal à se transformer sinon en autoroute, du moins en boulevard.

Ce n'est donc pas tant un problème de communication ni d'un manque d'information claire sur l'ESS qu'il s'agit, mais bien d'un dévoiement de ses valeurs, donc de ses pratiques, et d'une instrumentalisation par les acteurs du champ auxquels se surajoutent les opportunismes de toute nature ainsi que la volonté de copier/coller le fonctionnement et l'organisation du modèle économique dominant de marché en terme de management.
Par exemple, il est ahurissant d'entendre un salarié d'une entreprise associative dire que l'ESS n'est pas sa tasse de thé ou encore qu'une entreprise associative d'aide à la création d'entreprise exclut de ses activités les associations loi 1901 et toute forme de groupement donc de projet à caractère collectif...
Cela, plus l'ESS, toujours perçue comme seul traitement social du chômage ou comme un palliatif caritatif aux dérives du système capitaliste entretient, malheureusement, l'image d'une économie marginale de et pour les pauvres.

Pourtant, l'APPEL AUX CANDIDATS AUX ELECTIONS REGIONALES pour développer durablement nos Régions contient tous les éléments programmatiques du projet politique de transformation sociale portée par l'ESS.

Diffusons, diffusons, diffusons et efforçons-nous d'avoir une praxis cohérente.

mercredi 20 janvier 2010

Déclaration de l’Association des Régions de France pour l'ESS.

Pour construire dans la nouvelle mandature un modèle de développement économique soutenable fondé sur l'utilité sociale et sociétale, il est nécessaire de diffuser dans toutes les politiques régionales des pratiques socialement innovantes.
Il est impératif de changer d'échelle.

Lire la déclaration en annexe.

mardi 19 janvier 2010

L'ESS dans les prisons.

AFP - 18/01/2010 à 20:17:10

Nouvelle hausse des suicides en prison en 2009.

L'an dernier, 115 détenus se sont suicidés en prison, chiffre qui englobe les décès constatés en cellule ainsi qu'à l'hôpital des suites de leur geste, comparé à 109 en 2008, a annoncé la garde des Sceaux devant la presse.
Selon une étude de l'Institut National d'Etudes Démographiques (INED) publiée à la mi-décembre, la France détient le taux de suicides en prison le plus élevé de l'Europe des Quinze (20 suicides pour 10.000 détenus, moyenne annuelle entre 2002 et 2006).
"Les choses s'aggravent", a commenté auprès de l'AFP le Dr Louis Albrand, auteur d'un rapport sur le suicide en milieu pénitentiaire remis l'hiver dernier à l'Administration pénitentiaire (AP).
Selon lui, "il y a un problème chronique, structurel. Tant qu'on n'aura pas changé cette culture pénitentiaire de la punition, pour une culture de réinsertion, on aura en France des taux de suicide conséquents".

L'IAE (Insertion par l'Acivité Economique) secteur de l'ESS, lorsqu'elle remplit correctement ses missions originelles, apporte des solutions pour la réinsertion aux détenus, publics destinataires, entres autres, des structures de l'IAE comme les chantiers d'insertion, les associations intermédiaires, les entreprises d'insertion ou encore les entreprises temporaires de travail d'insertion.
Des opérations (voir document en annexe) comme les mènent deux associations adhérentes à l'entreprise associative la FNARS doivent impérativement être développées pour que diminue voire cesse le nombre de suicides dans les prisons françaises.

vendredi 15 janvier 2010

Rien de nouveau sous les valeurs de l'ESS. Quant aux pratiques...

Pour ceux qui veulent conjuguer projet social et efficacité économique.

J'ai assisté hier à la conférence débat organisée par le CJDES dans le cadre de l'université permanente qu'il a mis en place.
Voir mon billet L'argent, une valeur sans valeurs.
Une conférence/débat qui, bien que convenue , était de bonne tenue avec des intervenant de qualité qui ont affiché un pessimisme que je partage sur cette crise qui n'en est pas une mais sur le système capitaliste finissant.

Paul JORION, anthropologue et sociologue qui a écrit L'argent mode d'emploi avoue ne pas entrevoir de solution à ce système qui ravage autant les environnements humains que la démocratie et le politique.
Charles-Henri FILIPPI auteur de L'argent sans maitre nous a expliqué l'ambivalence de l'argent en tant que moyen d'ouverture et d'échange vers les autres mais aussi de dépendance des uns envers les autres et reste perplexe quant à la mise en place d'un autre système.
Patrick VIVERET, auteur du rapport Reconsidérer la richesse auquel j'ai fait allusion dans mon billet Le Sol, monnaie expérimentale pour l'ESS, considère comme moi que l'ESS dispose d'indicateurs pertinents et d'outils comme le Bilan Sociétal Associatif, qui permettent, non seulement de prévoir les dérives du capitalisme financier, mais aussi d'y remédier en mettant en pratique les valeurs qu'elle affiche et non pas en faisant l'inverse ou en les instrumentalisant pour singer le modèle économique dominant de marché, ce qu'il constate tous les jours sur le terrain dans les entreprises de l'ESS.
Il faisait référence au formidable potentiel que représente, entre autres, le principe un homme/une voix, qui est souvent floué et bafoué parce que celui que j'ajoute, un homme/un même temps de parole n'est quasiment jamais appliqué.
Par ailleurs, il a utilisé une formule que lui emprunte: "il faut passer de l'égo compétitif à l'alter coopératif".

Le dire c'est bien, le faire c'est mieux et l'on mesure le gigantesque chantier d'information, de communication et d'ingénierie qu'il faut continuer, sans faire l'impasse sur la refonte du système éducatif qui produit des homo economicus individualistes en lieu et place d'homo sapiens qui soient véritablement sapiens et coopératifs.
Pour ma part, je préfère parler et travailler sur le concept d'homo anhiérarchicus coopérants

Finalement, une journée intéressante.

Pour en savoir plus sur le CJDES, consulter leur site dans l'ESS sur le WEB au niveau national.

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