l'Économie Sociale et Solidaire - ESS - l'alternative!

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L’ESS propose une alternative au capitalisme parce qu’elle répond aux défis actuels de notre société en organisant la régulation entre les objectifs de rentabilité et les objectifs sociaux sans avoir à subir la pression d’actionnaires en mal de rendement.

En reliant l'économique et le politique, l'ESS repose sur l'engagement citoyen et l'ancrage territorial et nécessite des relations fortes avec les acteurs politiques locaux pour déterminer les espaces de son développement sur le territoire.

Si elle apparaît comme une alternative au capitalisme elle peut apparaître également comme un complément moderne aux services publics.

L'autonomie de gestion et l'indépendance vis-à-vis des pouvoirs publics et l’appui sur un contrôle démocratique et citoyen sont des éléments fondamentaux de cette économie à finalité sociale.

Le potentiel de l’ESS repose sur sa capacité à répondre aux demandes portées par les mouvements sociaux et à dépasser ainsi la seule régulation marchande sans pour autant s’en remettre à la seule distribution étatique des services.

jeudi 25 février 2010

Pause citoyenne.

Chères visiteuses et chers visiteurs,

Bien que ce blog soit indépendant de tout parti politique, son Administrateur part en campagne pour les élections régionales.
Sauf évènement majeur ou information exceptionnelle, je vous donne rendez-vous après cette consultation électorale très importante pour les citoyens en général et pour l'ESS en particulier.

A bientôt.

MG

jeudi 18 février 2010

Alerte dévoiement...!

La rubrique coup de neurones de ce blog a pour objet de dénoncer de façon critique, argumentée, constructive et respectueuse, les prises de position et/ou les postures de certains acteurs de l'ESS (ou de personnes intéressées par ce champ) qui sont contraires, donc constitutives de freins, à mon sens, à la poursuite du but de ce blog tel que défini dans la charte.
Le but de ce blog est: Indépendant de toute organisation politique ou syndicale, ce blog a pour but la promotion et le développement de l'Economie Sociale et Solidaire comme seule alternative crédible au capitalisme ainsi que l'échange d'idées et de pratiques pouvant y contribuer.
L'esprit dans lequel s'inscrit la poursuite de ce but est décrit dans L'éthique du socialisme utopique et l'esprit de l'ESS.
Un parti prix et un positionnement, sans doute minoritaires au sein des courants fondateurs de l'ESS et des acteurs qui œuvrent aujourd'hui sur le terrain, mais qui a le mérite de la clarté tout en évitant les dérives et les dévoiement de l'ESS pour la crédibilité de l'alternative.

Alors pourquoi cette alerte dévoiement?

Parce, depuis que je travaille dans ce secteur, je constate une instrumentalisation de l'ESS ou, pour faire court, une organisation et un fonctionnement des entreprises et des organismes qui singent ceux du système capitaliste et des attitudes et des comportement de ses dirigeants et de ses administrateurs qui, oublieux des valeurs et principes fondateurs fondateurs, s'exonèrent d'une praxis cohérente et se comportent comme la plupart des patrons et des administrateurs de ce même système dans lequel le profit est la priorité et l'homme une simple marchandise.
Je renvoie donc à mes nombreux coup de neurones et j'en viens aux deux raisons qui motivent cette alerte.
La première raison c'est lorsque j'ai appris qu'une association rémunérait ses cadres à hauteur d'environ 8756€ et que le principal Administrateur percevait environ 70.000€ sans, parait-il, nuire à la gestion désintéressée (...) et dans le cadre de la loi de 2002 sur Le bénévolat dans le secteur associatif.
Une loi que je ne connaissais pas, étant resté à l'instruction fiscale de 1999 octroyant une rémunération correspondante à un % du SMIC pour certains administrateurs.
Il faudra donc savoir ce que le législateur poursuivait comme but dans cette loi de finance pour 2002 et quels étaient les enjeux politiques. Cela fera l'objet d'un prochain billet.
Nonobstant, lorsque l'on connait le salaire médian en France et les grilles indiciaires des métiers du social on ne peut être qu'indigné d'apprendre que des cadres, fussent-il très compétents, puissent percevoir de tels salaires. C'est contradictoire avec le principe d'une "juste rémunération" et antinomique avec l'esprit associatif.

Ensuite on peut gloser indéfiniment sur la loi pré citée mais il faut être clair. Le bénévolat désigne une activité de services envers autrui, de son plein gré et sans rémunération. Les actions de bénévolat, qui ne sont pas une simple adhésion, s'exercent en général dans le cadre d'une association, d'un syndicat ou d'une structure publique, éventuellement dans une entreprise privée à vocation sociale.
Dès lors que l'on perçoit de telles sommes constitutives d'une rémunération, nous ne sommes plus dans le bénévolat mais dans un salariat qui ne veut pas dire son nom contraire au non lucratif et qui, entre autres, capte l'activité socioéconomique au détriment les personnes en recherche d'emploi.
La seconde raison c'est que, depuis que je travaille dans l'ESS et que je gère ce blog, je n'ai jamais lu de dénonciation envers les dérives et les dévoiements de toute nature que je pointe du clavier dans la rubrique coups de neurones.
Dois-je l'attribuer à un manque d'information des personnes travaillant dans l'ESS ou bien à ce que je n'ose imaginer, à savoir un renvoi au fameux proverbe: "Qui ne dit mot consent".

Au vu de ces largesses financières, on peut sérieusement se demander à quand les stock-options et autres bonus dans le secteur associatif...

Aussi, afin de retrouver rapidement l'ESS saine et sauve dans ses valeurs, ses principes et ses pratiques, j'invite les visiteuses et visiteurs de ce blog de me faire part de leur avis pour d'une part, savoir si je suis ultra minoritaire à m'étonner et à m'insurger sur la dénaturation de plus en plus flagrante de l'ESS et, sinon et d'autre part, pour envisager une riposte à ces manquements philosophiques et politiques donc déontologiques.

mardi 9 février 2010

2012, année internationale des coopératives

Dans le billet L'ESS ou la Mésoéconomie politique j'étais le premier (et sans doute le seul) à proclamer l'année 2010, an 01 de la décennie de l'ESS.
Nord-social info nous informe que les Nations Unies ont déclaré en décembre 2009 que 2012 sera l'année internationales des coopératives .
Pour que cette décennie soit consacrée à l'ESS, il faut donc déclarer 2011, année internationale des entreprises associatives et 2013, année internationale des mutuelles.

Les manifestations et la diffusion tous azimuts pour l'ESS en tant qu'alternative au capitalisme occuperont les années restantes...

mardi 2 février 2010

Elections régionales.

Dans le tohu bohu politico médiatique pré électoral, nous n'entendons pas souvent parler des politiques qui seront mises en œuvre pour améliorer les conditions de vie de nos concitoyens et/ou de l'aménagement humaniste et concerté des territoires.
Seuls, prévalent la mise en scène personnalisée spectaculaire (pensée à Guy Debord...) des prétendants aux places et les accords implicites ou explicites entre les partis, mouvements et autres groupuscules.
Quant à l'ESS, elle est singulièrement absente des propositions et des débats particulièrement sur le Pays d'Arles pour laquelle, à son sujet, on peut toujours parler d'Arlésienne, ce qui, somme toute, est assez logique.
Pourtant, les organisations de l'ESS communiquent largement sur le sujet mais j'ai l'étrange impression que le chemin laissé ouvert par la faillite (pas pour tout le monde) du capitalisme a de plus en plus de mal à se transformer sinon en autoroute, du moins en boulevard.

Ce n'est donc pas tant un problème de communication ni d'un manque d'information claire sur l'ESS qu'il s'agit, mais bien d'un dévoiement de ses valeurs, donc de ses pratiques, et d'une instrumentalisation par les acteurs du champ auxquels se surajoutent les opportunismes de toute nature ainsi que la volonté de copier/coller le fonctionnement et l'organisation du modèle économique dominant de marché en terme de management.
Par exemple, il est ahurissant d'entendre un salarié d'une entreprise associative dire que l'ESS n'est pas sa tasse de thé ou encore qu'une entreprise associative d'aide à la création d'entreprise exclut de ses activités les associations loi 1901 et toute forme de groupement donc de projet à caractère collectif...
Cela, plus l'ESS, toujours perçue comme seul traitement social du chômage ou comme un palliatif caritatif aux dérives du système capitaliste entretient, malheureusement, l'image d'une économie marginale de et pour les pauvres.

Pourtant, l'APPEL AUX CANDIDATS AUX ELECTIONS REGIONALES pour développer durablement nos Régions contient tous les éléments programmatiques du projet politique de transformation sociale portée par l'ESS.

Diffusons, diffusons, diffusons et efforçons-nous d'avoir une praxis cohérente.

mercredi 20 janvier 2010

Déclaration de l’Association des Régions de France pour l'ESS.

Pour construire dans la nouvelle mandature un modèle de développement économique soutenable fondé sur l'utilité sociale et sociétale, il est nécessaire de diffuser dans toutes les politiques régionales des pratiques socialement innovantes.
Il est impératif de changer d'échelle.

Lire la déclaration en annexe.

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